Dimanche 12 juillet 7 12 /07 /Juil 08:41

DIEU N’A PAS COMMENCÉ D’EXISTER le jour où Jésus Christ l’a révélé à ses disciples ! Il est bon de prendre conscience que, depuis toujours, Dieu est Père, Fils et Saint-Esprit. Un seul Dieu qui existe en trois Personnes : le Père qui engendre le Fils, et l’Esprit Saint, qui procède du Père et du Fils comme leur éternel amour”. Le passage le plus important où Jésus nous révèle l’identité et l’action du Saint-Esprit se trouve dans l’évangile de Jean, qui nous rapporte le long entretien de Jésus avec ses disciples dans la soirée du Jeudi Saint : ”Quand il viendra, lui l’Esprit de vérité, il vous conduira vers la vérité tout entière. Car il ne parlera pas de lui-même, mais tout ce qu’il entendra, il le dira, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, car c’est de mon bien qu’il prendra pour vous en faire part. Tout ce qui est au Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : c’est de mon bien qu’il prendra pour vous en faire part” (Jn 16, 13-15) .

 

Jésus parle de l’Esprit Saint de deux manières. Certaines fois, il le présente comme l’Esprit du Père. Ainsi, quand il annonce à ses disciples qu’ils seront livrés aux tribunaux à cause de lui, il leur recommande de ne pas s’inquiéter car, dit-il, “ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous” (Mt 10, 20). Ou bien aussi : “L’Esprit qui provient du Père me rendra témoignage” (Jn 15, 26). D’autres fois, comme dans le passage ci-dessus, Jésus nous présente l’Esprit Saint comme son Esprit, l’Esprit du Fils : “C’est de mon bien qu’il prendra pour vous en faire part”. C’est de cette manière, dit Jésus, “ qu’il me glorifiera”. Et de nous expliquer : “Tout ce qui est au Père est à moi ; voilà pourquoi j’ai dit : c’est de mon bien qu’il prendra pour vous en faire part”. En rassemblant ces paroles de Jésus à propos de l’Esprit Saint, le Credo de l’Église nous fait dire, chaque dimanche, qu’“il procède du Père et du Fils” — c’est-à-dire qu’il est le « souffle » éter­nel, et du Père, et du Fils, qui donne vie à toutes choses.

 

Aussi étonnant que cela paraisse, l’Esprit, qui a parlé par les prophètes et nous révèle Jésus, nous ne l’entendons pas. Jésus nous dit : “Il ne parle pas de lui-même”, il dit ce qu’il entend (du Père et du Fils). Mais nous le connaissons par ce que Jésus nous révèle de lui et, comme le fait remarquer le Caté­chisme de l’Église Catholique, “dans le mouvement où il nous révèle le Verbe et nous dispose à l’accueillir”. Ce mouvement est intérieur à nos consciences ; voilà pourquoi, comme le dit Jésus, “le monde ne le connaît pas”, tandis que ceux qui croient au Christ le connaissent. Ils le connaissent parce qu’il demeure avec eux (Jn 14, 17).

 

Faisons un pas de plus. Nous chantons : “Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant !“. Le Christ, Fils de Dieu, est véritablement la Parole du Dieu vivant. Saint Jean l’appelle : le Verbe. L’Esprit, lui, est le Souffle de Dieu. C’est ainsi que Jésus le désigne, de façon très expressive, le soir de la résur­rection : “Il souffla sur eux et leur dit : Recevez l’Esprit Saint”. Or, quand Dieu envoie son Verbe, il envoie toujours son Souffle. De sorte que l’Esprit Saint accompagne sans cesse le Fils dans sa mission. C’est pourquoi, du reste, nous appelons Jésus : le Christ, c’est-à-dire celui que Dieu a consacré par l’onction. C’est Jésus lui-même qui nous le fait comprendre quand, dans la synagogue de Nazareth, il prend à son compte la prophétie d’Isaïe : “L’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a consacré par l’onction pour que j’annonce la Bonne Nouvelle aux pauvres” (Luc 4, 18). Cette onction, c’est précisément le Saint-Esprit.

 

De même, l’Esprit Saint a préparé Marie à devenir la Mère du Fils de Dieu. L’Ange Gabriel la salue comme la toute sainte : “Pleine de grâce”. Elle conçoit Jésus par l’Esprit Saint, qui la “prend sous son ombre” (Luc 1, 35). Quand Élizabeth accueille Marie chez elle, elle reconnaît la Mère de son Seigneur parce qu’elle est “remplie du Saint-Esprit” (Luc 1, 41). Jean-Baptiste, qui annonce la venue du Christ et le désigne aux premiers disciples, est lui-même “rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère”. Lorsqu’il baptise Jésus dans le Jourdain, l’Esprit Saint se mani­feste sous la forme d’une colombe.

 

Il faut aussi remarquer qu’en mourant, Jésus “remet son Esprit” entre les mains de son Père. Ressuscité d’entre les morts, la première chose qu’il fait en rencontrant ses disciples est de souf­fler sur eux, dans ce geste si expressif que nous avons noté, en leur disant : “Recevez l’Esprit Saint”. Le Saint-Esprit est sans cesse à l’œuvre dans l’Église. Il la soutient, éclaire ses pasteurs, le Pape et les évêques, la protège et la conduit à travers les péripéties de l’histoire. Surtout, c’est Lui qui agit au plus intime du cœur des baptisés, pour les rendre capables de répondre à l’appel de Jésus : Soyez parfait comme votre Père du ciel est parfait” (Mt 5, 48). Auprès de chacun de nous, Il est véritablement l’Esprit de Jésus, nous faisant comprendre davantage qui est Jésus, nous aidant à approfondir les richesses de sa Parole, inspirant nos actions pour le faire connaître autour de nous, et nous rappelant sans cesse quelle est l’immensité de son amour pour nous.

En image : Vitrail de l'abside de la basilique Saint-Pierre à Rome (détail) - "Gloire du Bernin"

Par Jean-Claude Alleaume - Publié dans : Religion - Communauté : Religion chrétienne
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